Le lecteur type d’Alter Educ, il ressemble à quoi ? On n’a pas dit le lecteur idéal, rêvé à la conception de la publication. Celui-là aurait par trop les traits d’un mutant tout droit sorti de nos imaginaires. Non, parlons plutôt du lecteur qui apparaît aux détours des enquêtes de lectorat, des coups de fil ou courriels en réaction à un article, au hasard d’un listing d’adresses. Celui que nous avons croisé. Celui pour qui nous écrivions.
Ce lecteur serait plutôt lectrice. C’est en tout cas ce qu’affirmaient 54 % des lecteurs en réponse à une enquête de lectorat approfondie en 2003. Elle, alors, a une quarantaine d’années, un diplôme universitaire en poche. Son job ? La coordination d’une petite équipe de moins de dix personnes. Alter Educ, elle l’a découvert après qu’un des projets de son équipe ait fait l’objet d’un papier. On est venu l’interviewer. Elle a reçu le résultat et une proposition d’abonnement. Les chiffres montrent en effet les très bons échos de cette action commerciale que sont les lettres après article. Depuis, tous les quinze jours, elle reçoit la publication. Elle ouvre les pages d’Alter Educ au bureau. Elle n’a pas énormément de temps. Une heure tout au plus à glaner les sujets qui l’intéressent. Une fois refermé, elle s’attelle à le faire circuler parmi ses collègues avant qu’il n’aboutisse dans la farde ad hoc, classé avec les numéros précédents.
Un(e) parmi des…
Si ces traits la rapprochent moins des petits hommes verts que ne l’aurait permis notre imagination, vous vous en doutez : la réalité est plus nuancée. C’est qu’Alter Educ compte quelque 450 services abonnés à la version papier, 4.000 abonnés à la newsletter. Une pacotille à côté des résultats du numéro un des magazines en Belgique, à côté des 1.700.000 lecteurs dont peut s’enorgueillir le Ciné Télérevue.
Disons qu’on ne joue pas dans la même cour et ne nous mésestimons pas tant. D’abord parce qu’un abonnement « papier » n’est pas égal à un lecteur. Le coefficient généralement appliqué nous amènerait à multiplier le chiffre par 5. Et puis, parce que, nous le savons, certaines pratiques d’institutions abonnées font grimper les calculs. Telle revue de presse reproduit une sélection d’articles d’Alter Educ et les diffuse à 600 personnes.
Telle association abonnée pour un exemplaire dit aboutir à la lecture par quarante personnes. Il est vrai que la mention « aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit, ni au moyen de photocopies, ni sous toute autre forme ou support, sans l’autorisation préalable et expresse de l’éditeur » n’aurait pu être plus discrète, en petits caractères, en verso de couverture. Du « photocopillage », nous n’avons jamais réellement fait un cheval de bataille.
D’où viennent-ils ?
Le défi était ailleurs : informer les professionnels de l’enfance et de la jeunesse, des décisions politiques, des débats en cours, des initiatives prises sur le terrain…
Ceux pour lesquels nous écrivions peuvent être rattachés à des secteurs d’activités à la fois proches par leurs publics et séparés par les décrets, les contextes qui les définissent.
Près d’un tiers du lectorat appartient au monde de l’enseignement, avec prédominance des abonnements pour les écoles secondaires et les centres psycho-médico-sociaux.
Vient ensuite le vaste secteur dit de la jeunesse, avec les organisations de jeunesse, les centres de jeunes…
Puis l’Aide à la jeunesse forte des abonnements d’une vingtaine de services d’aide en milieu ouvert (AMO), de tous les services d’aide à la jeunesse et de protection judiciaire (SAJ/SPJ).
Sans oublier le secteur de la formation qui compte par exemple un grand nombre de CEFA (Centre d’éducation et de formation en alternance) lecteurs de la revue;
ou celui de l’extrascolaire avec quelques écoles de devoirs et coordinations accueil temps libre. Enseignants, éducateurs, formateurs, animateurs…, mais aussi syndicalistes, membres d’une administration, attachés de cabinets, chercheurs, étudiants.
Parmi tous ces lecteurs, abonnés avec une stabilité remarquable – le nombre d’abonnements n’a subi que peu de remous - une petite centaine a choisi un double abonnement : Alter Educ et Alter Echos. Gageons que le regroupement des deux revues, nous permettra de vous écrire encore.