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L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
Actualités du 09 au 27/03/07
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• Flandre
• Enseignement bilingue
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Ecoles bilingues à la Di Rupo, la Flandre dit « neen » / non
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Inutile de rappeler combien la question de la langue est sensible au nord du pays. Inutile donc de dire que lorsque le PS annonce une proposition visant à créer des écoles bilingues le long de la frontière linguistique les réactions fusent. Alter Educ fait le point.
Comme l’analysait Steven Samyn dans le Standaard, « la proposition (du PS, ndlr) a été reçue avec beaucoup de résistance par les politiques flamands ». Kathleen Helsen du CD&V rappelle que « si la connaissance de plusieurs langues est une nécessité dans notre monde globalisé, cette connaissance ne peut se faire qu’à partir d’une bonne connaissance de la langue néerlandaise ».

Même son de cloches du côté du N-VA alors que l’Open VLD parle d’une proposition « inimaginable ». Guy Vanhengel (Open VLD), le ministre bruxellois en charge de l'Enseignement flamand à Bruxelles a expliqué à l’agence Belga qu’il frémit « à l'idée d'écoles bilingues. Nous n'avons pas de bonnes expériences d'institutions bilingues à Bruxelles. Dans les hôpitaux, les administrations communales, et les CPAS qui devraient être bilingues, nous constatons dans la pratique que nous ne sommes confrontés qu'à des unilingues. Je ne souhaite pas importer cette expérience dans nos écoles. »

Quant au ministre de l’Enseignement de la Communauté flamande, Frank Vandenbroucke (Sp.a), il n’est pas favorable à la proposition du président du PS. Il a rappelé qu’il défend les collaborations « saines » avec l’enseignement francophone sous la forme d’échanges entre élèves et enseignants par exemple. Le ministre désire organiser lui-même l’enseignement en plusieurs langues.

C’est ainsi qu’il va bientôt lancer un appel afin de sélectionner dix écoles qui participeront à un projet pilote d’enseignement en plusieurs langues (on parle de 10 à 15 % des cours qui seraient donnés dans une autre langue). Frank Vandenbroucke a expliqué au Parlement flamand que « les écoles ne peuvent cependant pas être situées à Bruxelles ou en périphérie bruxelloise. Les élèves devront aussi avoir de bonnes connaissances du néerlandais. Un choix irréfléchi pour l’enseignement en plusieurs langues pourrait se terminer par une connaissance zéro des langues ».

L’habileté d’Elio

Steven Samyn se demande néanmoins pourquoi les politiques flamands ont réagi de la sorte alors même qu’une part importante de la population plaide pour une plus grande et meilleure connaissance des langues. « Di Rupo joue habilement : il ne plaide pas pour plus d’enseignement des langues mais bien pour des écoles qui seraient dirigées par des Flamands et des Wallons. Cela revient à une sorte de refédéralisation partielle et masquée de l’enseignement. Et c’est justement ce qui suscite une vive opposition des politiques flamands. »

L’analyste politique du Standaard de continuer : « Il subsiste en Flandre une grande opposition contre l’utilisation d’autres langues dans l’enseignement. La peur de voir le néerlandais soumis à des pressions comme langue d’enseignement reste d’actualité. » Il conclut en expliquant que la Belgique francophone ouvre ses portes à l’enseignement dans une autre langue. « À l’inverse de la Flandre, la Communauté française suit la tendance internationale en ce qui concerne les politiques en matière d’apprentissage des langues. Di Rupo n’a donc pas réellement besoin de la Flandre pour augmenter le nombre de bilingues ou trilingues francophones ».

Mauvais enseignement du français

Hasard du calendrier, l’inspection de l’enseignement fondamental vient de rendre un rapport qui critique l’enseignement du français dans les écoles du nord du pays. « Il y a un problème avec le cours de français dans les écoles fondamentales », explique Peter Michielsens, coordinateur de l’inspection générale.

Les conclusions de l’inspection sont très critiques à l’égard des enseignants en charge des cours de français. Des enseignants qui n’évaluent pas correctement leurs élèves, donnent cours de manière traditionnelle et ne se basent pas sur les socles de compétences mais bien sur des choix individuels. Et enfin, que les socles de compétence ne sont pas encore assez connus à l’école. Pour l’inspection, le français qui est enseigné dans les deux dernières années du fondamental n’est pas organisé en fonction des cours qui seront dispensés dans le secondaire. Le risque ? Que la barrière entre l’enseignement fondamental et secondaire augmente encore.

23 mars 2007 - FSO
En marge des débats politiques
Un projet d'échange linguistique initié par un élève

Le 9 mars dernier, une trentaine d'élèves de 5e année option latin-langue à l'Athénée royal de Keerbergen, dans le Brabant flamand, se sont rendus à l'Athénée provincial Warocqué de Morlanwelz1. Un échange banal s'il en est, mais dont l'initiative revient à un jeune étudiant de 17 ans, inscrit jusqu'à l'année dernière à l'Athénée provincial Warocqué. Parti étudier en Flandre, l'année dernière, Adam Cambier a gardé de nombreux contacts avec ses anciens camarades. Bien intégré dans sa nouvelle classe, il a suscité l'échange de nombreux courriels entre ses anciens et nouveaux amis. « Je ne mesure pas l'aspect communautaire de la démarche, avouait-il alors. Ce que les autres en feront ensuite, je ne sais pas. Mais si cela peut aider, c'est super. »

Une initiative qui a motivé les directions des deux établissements pour de futurs échanges. En mai prochain, les élèves de l'Athénée provincial Warocqué se rendront à Keerbergen pour y participer à une journée d'échange et de découverte sur le même principe. « Nous parlons assez peu de problèmes communautaires, souligne Marc Baes, professeur d'histoire à Keerbergen. L'important, pour nos étudiants était de découvrir que les jeunes Wallons ne sont pas différents d'eux... »

Le préfet des études de l'Athénée provincial Warocqué, Frank Livin, s'est montré particulièrement enthousiaste. Il ne se montre pas contre d'autres échanges d'étudiants, et envisage d'ores et déjà la possibilité d'étendre cet échange estudiantin à deux journées l'année prochaine. En attendant, pourquoi pas, d'autres perspectives, à discuter, d'échanges entre professeurs.

1. Athénée Provincial Warocqué de Morlanwelz, rue de l'Enseignement, 8-10, à 7140 Morlanwelz – tél.: 064 43 20 46 – fax: 064 43 20 38.
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