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L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
Actualités du 09 au 27/03/07
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• AMO (service d'aide en milieu ouvert)
• Prévention
• Aide spécialisée
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Plus clair, ce que sont/font les AMO?
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« À travers divers éléments comme les Carrefours de l’aide à la jeunesse, comme des rapports d’inspection, comme des constats du terrain…, il est apparu nécessaire de clarifier le travail des AMO », explique Yves Polomé en charge de la matière au cabinet de la ministre Fonck1. La ministre marque sa volonté de préciser « en quoi les services AMO, parties du secteur de l’aide à la jeunesse, se différencient des autres services » et notamment de la « pléthore » d’acteurs de prévention ; de reclarifier aussi le sens du travail des AMO en réaffirmant leur inscription dans le champ de l’aide à la jeunesse, « aide spécialisée, complémentaire et supplétive ».
Aide sociale et éducative : la mission

Pour ce faire, un nouvel arrêté se formalise2. Il qualifie donc la spécificité du travail des AMO par rapport à d’autres services ou catégories de travailleurs. Se distinguant du « contrôle social, de l’éducation permanente ou de l’animation socioculturelle », la mission des AMO y est définie autour de la notion d’aide sociale et éducative. La disparition du terme « prévention » parce que « galvaudé », utilisé à tort et à travers…, embêterait certains acteurs.

Du côté du cabinet de la ministre, on estime qu’apporter une aide sociale et éducative, et ainsi intervenir pour éviter la rupture, induit automatiquement un effet préventif ; que donc la notion ne disparaîtrait pas. Les différends relèveraient plus de la sémantique, que de l’opinion sous-jacente. Néanmoins, à l’heure des discussions gouvernementales concernant la redéfinition de la prévention générale au-delà du secteur de l’aide à la jeunesse, du côté des AMO, certains s’inquiètent de la place qui leur sera réservée dans le champ de la prévention.

Toujours non mandatés

Même constat par rapport au fait que l’aide pourrait être « sollicitée » par certaines autorités comme le conseiller de l’aide à la jeunesse ou le directeur du service de protection judiciaire. Alors qu’il est bien rappelé dans le projet d’arrêté que « le service intervient de manière non contraignante et hors de tout mandat », le mot sollicitation dérange. Les commentaires joints au projet d’arrêté font état d’une partie du débat : « Le terme ‘sollicité’ a été préféré au terme ‘orienté’ qui semblait par trop ‘directionnel’ sans idée de soutien. Le terme sollicité doit être compris comme la définition donnée par le Larousse (mettre en éveil, demander avec déférence, faire appel à quelqu’un). » Du côté du cabinet, la porte semble toutefois ouverte à l’aménagement de la terminologie utilisée, tant que l’esprit est maintenu : l’AMO est un acteur que l’on peut venir trouver – les autorités mandantes aussi –, sans pour autant qu’il y ait mandat.

L’action collective uniquement comme un moyen

Quant aux axes d’intervention des AMO, le projet d’arrêté en fixe deux :
• d’une part, l’aide individuelle entendue comme l’écoute, l’accompagnement… non comme prise en charge de type psychothérapeutique.
• d’autre part, le travail communautaire. Ce dernier « vise à améliorer l’environnement social des jeunes, à apporter une réponse globale à des problèmes individuels et à développer une dynamique de réseau et de communication sociale ».

Est-ce à conclure en la disparition de l’axe collectif qui accompagnait l’individuel et le communautaire jusqu’à présent dans la définition des AMO ?

Pas de disparition, mais des précisions. « L’action collective reste pleine et entière, explique Yves Polomé. Mais elle doit répondre aux constats posés par les AMO dans leur travail d’analyse du milieu de vie, à la question ‘qu’est-ce qu’il serait intéressant de faire à partir de ces constats ?’ Aujourd’hui, certains services AMO utilisent l’action collective dans un sens cantonné à une logique d’animation, d’occupation. Mais il y a lieu de se demander pourquoi on fait les choses ». L’action collective ne pourrait dès lors plus constituer un objectif en soi ; elle resterait cependant un moyen par exemple d’entrer en contact avec les jeunes.

En termes de timing, le groupe de travail ad hoc réunissant acteurs du secteur et cabinet se réunira le 17 avril, pour un travail d’amendements du texte proposé. Il y a des emplois disponibles en attente, rappelle Yves Polomé.

La fin de la procédure marquera en effet le passage des AMO catégorie 1 (3 équivalents temps plein) en catégorie 2 (4 équivalents temps plein). Pour l’heure, l’Interfédération de l’aide à la jeunesse se concerte afin de transmettre ses réactions.
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