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L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
Actualités du 09 au 27/03/07
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• Violence
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Lutter contre la violence à l’école
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L’asbl « non-violence à l’école »1 vient de voir le jour en ce début d’année 2007. Son objectif ? Devenir un véritable centre de référence en matière de violence à l’école. Les concepteurs de l’asbl travaillent tous bénévolement pour assurer la prévention et l’accompagnement dans ce domaine.
L’asbl est née d’une réflexion de son président. « J’ai moi-même été agressé par un autre élève quand j’étais à l’école. On reste toujours marqué, on ne peut pas banaliser cela », témoigne Vincent Vanderlinden. Le président a vite été rejoint par d’autres parents d’élèves ou amis interpellés par l’augmentation de la violence qu’elle soit physique ou verbale, ainsi que par la banalisation et la généralisation de ce phénomène. Rapidement, un noyau dur de douze personnes s’est constitué. Les compétences des membres sont variées : psychopédagogue, psychothérapeute, psychologue, enseignant, avocat,…

Campagne de sensibilisation

Du 13 au 15 avril, Guy Gilbert, parrain de l’ASBL, sera à Wavre. Rencontres de jeunes, d'enseignants, rencontres littéraires, conférence-débat centrée sur la violence à l'école sont au programme; de même qu'une cérémonie d’hommage à Joe Van Holsbeeck. Les parents de Joe sont d’ailleurs membres d’honneur de l’asbl. « Ce sont eux qui nous ont contactés. Ils avaient la volonté de se rendre utiles dans une association et ont pris notre projet fort à cœur », explique Vincent Vanderlinden.

L’asbl propose également aux écoles de Wallonie et de Bruxelles la première « Journée citoyenne de la non-violence en milieu scolaire », le 16 avril. Les jeunes et leurs enseignants seront invités à arborer le badge de l’association qui représente une chaîne humaine entourant une main dans laquelle on aperçoit une colombe tenant un rameau d’olivier. Les 690.000 élèves de la Communauté française seront également invités à réfléchir sur la thématique de la non-violence durant un quart d’heure de 11h45 à 12 heures. « Peu importe la forme, l’important est que les élèves deviennent citoyens du monde, qu’ils prennent conscience de ce phénomène de violence. »

Prévention et accompagnement

De manière plus permanente, l’asbl désire mettre l’accent sur la prévention en organisant des formations au sein des écoles destinées aux enseignants et/ou aux élèves. « Nous voudrions former les enseignants à gérer les actes d’agression. L’idéal serait que chaque école ait quelques enseignants formés à cela », développe le président de l’asbl. Il ajoute: « un dossier pédagogique a déjà été mis en place. Nous avons pris des rendez-vous avec certaines écoles et elles sont nombreuses à être demandeuses. L’idéal serait d’intégrer ce genre de formation dans le programme de formation des enseignants. »

Les projets ne manquent pas à l’association qui imagine aussi des débats avec les parents, les élèves, les enseignants, les directions d’école,… Pour offrir un espace d’écoute à tous ceux qui sont concernés par la violence, un numéro vert2 accessible 24h/24 a également été instauré. Isabelle Offermans, psychothérapeute, et son équipe se chargeront d’apporter leur soutien aux victimes.

Pour les cas plus graves, l’asbl travaille en partenariat avec le Centre de référence pour le traumatisme psychique de Saint-Luc. « Nous voulions vraiment nous entourer de personnes compétentes et spécialistes dans leur domaine », précise Vincent Vanderlinden. Un Forum sera également accessible sur le site de l’asbl pour toucher les personnes dans le besoin mais également toutes celles qui veulent s’exprimer sur la thématique de la violence à l’école.

Notons que l’asbl qui se veut résolument pluraliste dispose de nombreux appuis. La Communauté française lui a octroyé un subside de 10.000 euros pour l’organisation de la journée du 16 avril. Elle bénéficie également du soutien de diverses organisations telles que les pouvoirs organisateurs des différents réseaux d'enseignement et des associations de parents. Pour pouvoir réaliser ses projets, l’asbl espère pouvoir rémunérer prochainement sa psychopédagogue avant d’engager une équipe riche en compétences variées pour « apporter des solutions au débat. »
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