Agence Alter
Alter Educ
Alter Echos
Alter Business News
AlteR&I
Echos du Crédit
Labiso.be
L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
Actualités du 13 au 27/10/06
Mot Clef
Mots clefs de cet article
• Consultation
• Pilotage
• Mixité sociale
• Métier d'enseignant
• France
Parution
• Voir les n° précédents
Rencontre au sommet avec l’enseignement de nos voisins français
  imprimer
Ce jeudi 19 octobre, le salon de l’éducation s’est doté d’un temps de rencontre entre deux célébrités dans le paysage actuel de l’enseignement : Marie Arena, ministre de l’Education en Communauté française et Claude Thélot, haut fonctionnaire français qui a donné son nom à la Commission du débat national sur l'avenir de l'école en France. Une question devait les occuper : « comment implique-t-on l’ensemble des acteurs de l’enseignement dans un projet politique qui les concerne ? » Une occasion de croiser les regards belge et français. Une invitation à observer le Contrat pour l’école de la Communauté française, au-delà de la cuisine interne.
La consultation française en bref

En France donc, courant 2004, la Commission dite Thélot a rendu au Parlement une synthèse des expressions dégagées par son travail de consultation quant à la politique éducative sur la base de plus d’un million de contributions (voir AEduc n°91). Claude Thélot en rappelle quelques lignes de force. L’école se doit d’être plus attentive à la maîtrise des savoirs transmis. L’école ne doit pas qu’instruire mais aussi éduquer. L’école ne peut s’y atteler seule… La Commission composée d’une cinquantaine de personnes a communiqué sur cette base une liste de priorités aux parlementaires. Des priorités que Claude Thélot décrit comme le « reflet de la large consultation menée » ; et le résultat d’une proposition déterminée de manière consensuelle par les membres de la Commission. Dans la suite des débats parlementaires, une loi a été votée. Une loi « appauvrie par rapport à la richesse des débats », estime Claude Thélot, qui ajoute cependant que « même si la loi est un peu faible, les débats nourrissent la réflexion sur le long terme ».

Des ressemblances ?

De long terme, pour Marie Arena, il en est aussi question. Le Contrat pour l’école ne s’étend-il pas jusqu’en 2013 ? Et la ministre d’insister sur la brièveté du temps politique, et l’importance de s’inscrire dans du plus long terme. Le Contrat pour l’école, Marie Arena le décrit comme l’aboutissement d’une « ouverture des champs du possible », débattus principalement lors de rencontres avec des auditoires d’enseignants et traduits par des mesures au niveau de l’ensemble des lois régissant l’enseignement en Communauté française, non, comme en France, par l’écriture d’une nouvelle loi cadre.

En termes de similitudes avec la France, Claude Thélot se dira surpris par la proximité des réponses. Des réponses voisines pour des régions voisines certes mais aux systèmes d’enseignement bien différents. L’un fortement centralisé, pour citer l’élément le plus frappant, l’autre à l’inverse organisé en réseaux distincts… Claude Thélot cite l’une ou l’autre similitude : celle d’être attentif au démarrage, à la « définition d’un socle commun que l’on veut que toute une génération maîtrise » ; celle de se doter d’outils de pilotage ; celle d’essayer à travers l’organisation de l’école dans son espace de favoriser une certaine mixité sociale.

Conseils d’amis

De sa position externe, Claude Thélot distillera quelques conseils à la ministre Arena. Alors que le Contrat pour l’école se présente comme des mesures générales, lui, plaide, a contrario, pour des mesures ciblées et autant que possible assorties de contre partie à l’égard des participants (notamment de réduire la taille des classes dans les écoles les plus défavorisées et non partout). Il insiste également sur l’importance de s’assurer de « ce qui se passera dans les classes ». Plus globalement, face à l’étendue des objectifs, il décrit un métier de professeur plus difficile qu’autrefois ; et souligne l’importance du débat sur l’inspection et sur la valorisation.

En réponse à l’interpellation d’un inspecteur à propos de l’irréalisme de certains objectifs du Contrat pour l’école – comme celui de l’obtention par 100% des élèves du certificat d’études de base (CEB) -, la ministre se montra extrêmement ferme. Pas question de revoir à la baisse l’objectif, « sinon changez de métier ! »

L’extrascolaire interpelle

Inquiète face à la pléthore des missions des directeurs d’école et à la portion congrue que pourrait représenter pour eux l’extrascolaire – l’avant et l’après école, par exemple -, une représentante de l’extrascolaire questionne la globalité des missions de l’école et la manière de les gérer. De l’avis de Claude Thélot, « l’école ne peut réussir seule. Un des partenaires nouveaux, c’est le quartier, l’environnement local ». Et de voir poindre la question de la définition des métiers de chacun, de la division du travail. Pour Claude Thélot, l’extension de la mission de l’école requerrait une redéfinition des missions des enseignants. La ministre Arena parlera d’un nouveau métier, pour le chef d’établissement aussi, qui « doit connaître son environnement ». Il y aurait lieu d’aller vers le partenariat, vers le partage des ressources, dira-t-elle, en soulignant l’intérêt d’établir des conventions avec d’autres, sans pour autant attendre des transferts d’argent.
  imprimer  Envoyer à un ami Réagir
se connecter

Login (courriel)

Mot de passe

Soutiens
Droits d'auteurs  |  Plan d'accès  |  © Agence Alter 2005  |  Maintenance par eBulls