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• Bassins scolaires
• Inter-réseaux
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Bassins scolaires : (se) débattre dans une « fontaine magique » ?
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Débats au parlement, discussions à venir entre partenaires gouvernementaux, informations et débats au sein de la CSC-enseignement... L'étude sur les bassins scolaires, dont Alter Educ a rendu compte dans son n° 113, ne semble pas enterrée. Le gouvernement a inclus cette thématique dans les 6 dossiers à propos desquels il déposera des propositions dans les semaines et les mois qui viennent (voir télex). Entre-temps, le débat semble surtout agiter le pilier chrétien.
Positions parlementaires

Le 14 novembre dernier au Parlement de la CFWB1, le MR, par la voix de Françoise Bertieaux, s'est étonné de « n'entendre parler qu'aujourd'hui » d'une étude reçue en juillet. Sur le fond, Françoise Bertieaux a exprimé sa crainte de voir un traitement collectif des inscriptions « remettre en cause la liberté de choix du père de famille ».

Dans sa réponse, la ministre-présidente a assuré aux parlementaires qu'elle n'avait « pas l'intention de mettre cette étude dans un tiroir » et promis des hypothèses de travail pour « les semaines qui viennent ». Mais elle a également admis ne pas encore avoir abordé le sujet avec son partenaire CDH.

Refus du « tout ou rien »

Anne-Marie Corbisier (CDH) a souligné qu'il ne serait « pas responsable d'abandonner les objectifs d'équité et d'efficacité assigné aux bassins dans la Déclaration de politique communautaire et dans la Déclaration commune ». Si la députée a dit ne pas voir « pourquoi on ne pourrait pas réserver l'inter-réseaux à des problèmes comme par exemple la gestion des flux d'élèves », elle a toutefois précisé qu'« il ne faut pas renoncer à faire quoique ce soit sous prétexte qu'on n'atteint pas le nec plus ultra de l'inter-réseaux ».

« On pourrait par exemple déjà réguler des concurrences au sein des caractères, tant confessionnel que non-confessionnel », illustre Arthur Belleflamme (cabinet de la ministre Marie-Dominique Simonet).

Liberté !

Étienne Michel, directeur général du Ségec, que la CSC-enseignement dit refuser de débattre des bassins, affirme au contraire « qu'il répondra au gouvernement quand il formulera des propositions ». Mais il rappelle aussitôt que le mémorandum signé par l'ensemble des organisations chrétiennes (PO, parents et syndicats) a défini des « critères » à respecter : « liberté d'enseignement, concertation avec les PO, développement de modèles incitatifs ».

À cet égard, le directeur général s'étonne que « les résultats des initiatives prises par les écoles qui coopèrent déjà n'aient pas été évalués par l'étude inter-universitaire ». « C'est ce par quoi il faudrait commencer avant de mettre en péril le modèle de liberté d'association et une solidarité par le bas qui fonctionne. En dernière instance, ce sont toujours les attitudes des acteurs de terrain qui sont décisives », conclut-il.

Fontaine magique ?


La CSC-enseignement va mener une « réflexion avec l'ensemble de ses délégués et dans un second temps, en janvier, élargir le débat à des partenaires comme le MOC », explique Prosper Boulangé, le secrétaire général. « Il s'agit d'envisager cette étude en termes pratiques, au nom de l'enjeu de l'égalité à la base de la Déclaration commune, mais aussi parce que ses propositions en matière d'hétérogénéisation sont de nature à changer les conditions de travail des enseignants. » D'avantage de mixité sociale, mais avec quels moyens pour y faire face... ?

Prosper Boulangé ne voit pas de contradiction avec le mémorandum signé avec le Ségec : « un enseignement catholique qui se satisferait de différenciations sociales irait à l'encontre des valeurs chrétiennes... La dualisation était d'ailleurs un des points majeurs du Congrès de l'enseignement libre. »

Michel Vrancken, président de la CGSP-enseignement, reste par contre plus que sceptique. Dans un édito intitulé « le retour de la fontaine magique »2, Michel Vrancken souligne que « la stratégie du bassin scolaire ne pourrait fonctionner que dans la logique du réseau unique (et public, bien sûr !) ». « Ce que dit l'étude est une chose, ce que le politique va en faire est une autre. On n'aura jamais l'inter-réseaux, et donc le risque est de voir ces bassins être mis en place au sein de chaque réseau, ce qui va produire une concurrence encore pire qu'aujourd'hui », explique-t-il.

Michel Vrancken ne croit pas plus aux « coopérations entre écoles » que permettraient les bassins, particulièrement dans le qualifiant. « L'enseignement technique et professionnel est une offre de proximité qui ne procède pas d'un choix de l'élève: il n'ira pas dans une autre ville par choix d'option ». Pour Michel Vrancken, l'offre de proximité la plus égalitaire consiste en un tronc commun pluridisciplinaire jusqu'à 16 ans visant l'égalité des résultats ...
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