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Actualités du 09 au 27/03/07
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Alter Educ n°142 - Actualités du 09 au 27/03/07
Editorial
Alter Educ s'arrête!
Alter Educ n'a jamais surmonté un paradoxe. Alors que “l'école”, comparée par exemple à l'aide à la jeunesse, est un “secteur” si vaste qu'on a du mal à la qualifier de secteur, nous y comptons seulement 1.500 lecteurs sur abonnement payant.

Ce paradoxe s'est transformé en impasse face à un pouvoir politique en charge de l'enseignement, qui, en tant que principal bailleur de fonds du projet, en attendait plus de retombées directes pour son champ d'action.

Comment aurions-nous pu mieux faire ? Eût-il fallu faire autrement ? Ou faire autre chose ? Nous reviendrons de manière critique sur notre projet et sur notre manière de le mettre en œuvre. Mais pas ici, pas à chaud. Il y a un autre type de réflexion que nous tenons à renvoyer à nos lecteurs, toute amertume mise de côté : que nous apprend-t-elle sur notre environnement, cette nécessité de devoir arrêter Alter Educ ?

La spécificité de notre quinzomadaire est d'informer en même temps et des mêmes choses tous les professionnels de la jeunesse en Communauté française, y compris ceux du monde scolaire. L'abandonner, c'est tirer des constats sur la façon de parler aux différents acteurs du système scolaire et à tous ceux qui, en Communauté française, travaillent avec ou pour la jeunesse. Qui nous a suivis (voir l’article, “
Il tournait ces pages…”), et quelles leçons en tirer ?

Qui nous a suivis dans le monde scolaire ? Des cadres dans les écoles, des directions et les CPMS, bien entendu. Des professionnels du fonctionnement des institutions et de la gestion du système, des cabinettards, aux permanents de mouvements pédagogiques et associations de parents en passant par des fonctionnaires, des chercheurs et des syndicalistes. Et puis de trop rares innovateurs plus ou moins isolés, enseignants très engagés, profs d'écoles normales, etc. Etre lus largement par les enseignants n'a jamais été notre ambition : erreur congénitale ?

Qui nous a suivis dans les autres secteurs ? Il est difficile de faire des généralités, si ce n'est de dire, comme les pros du marketing, que notre taux de pénétration est assez bon dans les organisations de jeunesse, l'extrascolaire, l'accueil de l'enfance et surtout l'aide à la jeunesse. Nous y sommes largement lus comme source d'infos de référence, et par des gens qui ont besoin de se situer dans l'actualité de leur secteur, mais aussi de trouver leur chemin vers et dans le monde de l'enseignement, avec qui il faut souvent travailler, mais dont personne ne vous explique par quel bout le prendre.

Non, Alter Educ n'a pas bossé près de sept ans pour vous dire que l'enseignement, c'est le royaume de la plainte et du repli, ni que tout est rose partout ailleurs. Notre travail auprès des professionnels des différents secteurs nous a permis de comprendre leurs contraintes, leurs approches et leurs besoins spécifiques. Nous devons bien constater que la demande d'actualité et celle de décloisonnement sont nécessairement très différentes des deux côtés de la porte de l'école. Nécessairement, parce que les rapports aux publics, à l’identité professionnelle, aux missions, à l’environnement (notamment politique) ne sont pas les mêmes dans l'école et hors de l'école. Nécessairement, parce que les différents mondes n’ont pas la même taille, le même poids ni les mêmes formes organisationnelles.

Toutes ces raisons, on les connaît, nous vous en faisons la chronique tous les quinze jours - et si vous êtes abonné, c'est parce que vous n’acceptez pas qu’elles bloquent la nécessaire alliance entre les professionnels de l’éducation et de la jeunesse... Comme vous, nous continuons à refuser de rester coincés dans un faux face-à-face entre un environnement qui stigmatiserait nécessairement l'école et une école qui serait nécessairement hostile à tout partenariat.

Le pari du décloisonnement porté par Alter Educ reste plus que jamais d'actualité, et nous changeons notre fusil d'épaule. Nous écrirons encore sur l'école, mais pour tous ceux qui ont à collaborer avec elle, pour qu'ils frappent aux bonnes portes, avec les bons messages. Cela se fera dans Alter Echos, le titre jumeau d'Alter Educ, qui continuera à traiter l'actualité d'une bonne partie de ces thématiques “Education et jeunesse”. C’est ainsi qu’Alter Echos s’adressera également à une partie du monde enseignant : CPMS et enseignement qualifiant essentiellement.

Et informer l'école ? Le pari reste passionnant. L'Agence Alter y travaillera tant que possible par d'autres voies qu'une publication professionnelle. Nos idées mûrissent et nous aurons besoin d'alliés très vite, dès qu'elles seront prêtes. Si vous trouvez que notre approche a encore sa place dans le monde de l'enseignement, faites-le nous savoir.

Sans compter que notre pôle recherche (AlteR&I) s’appuiera sur l’expérience et la confiance que nous avons acquises par notre travail avec le monde de l’école.

Et quoi qu'il advienne, merci à ceux qui nous ont suivis. C'était bien.

Agence Alter
Aide à la jeunesse, Justice
« KC » un outil pour aborder la violence entre ados
Le Conseil d'arrondissement de l'aide à la jeunesse (CAAJ) du Brabant wallon a mis au point un outil préventif, sous la forme du théâtre d'intervention, sur la thématique de la violence de jeunes entre pairs. Il se base sur un état des lieux réalisé avec les travailleurs sociaux et est disponible pour tout public. Alter Educ a assisté à une représentation et rencontré la responsable du projet, Brunhilde Calewaert, de l'aile de prévention générale du Service d'aide à la jeunesse (SAJ)1 de Nivelles.
La formation des travailleurs de l'aide à la jeunesse
Organiser la formation continuée obligatoire des travailleurs du secteur de l’aide à la jeunesse et harmoniser le socle de formation de base de ceux-ci sont les deux objectifs clés proposés par le cabinet de la ministre Catherine Fonck1 en matière de formation. Une meilleure qualité des interventions, une identité cohérente du secteur et une plus grande professionnalisation sont recherchées.
Ce projet en matière de formation a été soumis au Comité d’accompagnement pédagogique (CAP)2; ce dernier lui a réservé un accueil plutôt frileux. C’est surtout son caractère obligatoire qui fait violence.
Plus clair, ce que sont/font les AMO?
« À travers divers éléments comme les Carrefours de l’aide à la jeunesse, comme des rapports d’inspection, comme des constats du terrain…, il est apparu nécessaire de clarifier le travail des AMO », explique Yves Polomé en charge de la matière au cabinet de la ministre Fonck1. La ministre marque sa volonté de préciser « en quoi les services AMO, parties du secteur de l’aide à la jeunesse, se différencient des autres services » et notamment de la « pléthore » d’acteurs de prévention ; de reclarifier aussi le sens du travail des AMO en réaffirmant leur inscription dans le champ de l’aide à la jeunesse, « aide spécialisée, complémentaire et supplétive ».
Enseignement
Lutter contre la violence à l’école
L’asbl « non-violence à l’école »1 vient de voir le jour en ce début d’année 2007. Son objectif ? Devenir un véritable centre de référence en matière de violence à l’école. Les concepteurs de l’asbl travaillent tous bénévolement pour assurer la prévention et l’accompagnement dans ce domaine.
Pub à l'école : une commission pour sortir du flou
Une commission autonome devrait prochainement être créée pour examiner les infractions au pacte scolaire en ce qui concerne les activités publicitaires, politiques et commerciales. Un avant-projet de décret de la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie Arena1, sera débattu au Parlement de la Communauté française dans les prochaines semaines.
Comment évolue la régulation du système scolaire en Europe ?
Tout le débat sur les bassins scolaires l’a récemment mis en évidence pour un plus large public que celui des chercheurs en éducation : un des enjeux essentiels des politiques d’éducation est celui de la régulation du système scolaire. Cette question se pose dans tous les pays. Le dernier ouvrage de Christian Maroy (UCL-Girsef)1 tente de voir quelles sont les réponses qui y sont apportées dans 5 pays européens (Angleterre, Belgique francophone, France, Hongrie et Portugal). Des convergences fortes se dégagent autour de deux modèles : celui du marché et celui de l’évaluation des résultats. Avec des impacts négatifs en termes d’égalité…
Coûts scolaires : pour des politiques «  différenciées et ciblées »
Il y a un peu plus d’un an la Ligue des familles avait sorti une étude sur les coûts scolaires qui avait fait du bruit. Les chercheurs de la Ligue y chiffraient non seulement les dépenses moyennes annuelles des parents (146 euros en maternelle, 314 en primaire et 474 en secondaire) mais soulignaient le caractère fort flou voire illégal de ces frais élevés, avant tout justifiés par des considérations d’ordre « pédagogique » (manuels, excursions, classes de dépaysement, etc.). A côté de propositions comme le plafonnement et la définition plus précise des frais facultatifs, la Ligue projetait de réunir les « bonnes pratiques » en matière de coût scolaire. Elle vient de sortir les résultats de cette nouvelle enquête qui sont d’autant plus intéressants que la Ligue des familles a accepté de se laisser « bousculer » par le terrain.
Premier rendez-vous « école et technologies »
Un week-end « cyberchargé » s'il en est pour les enseignants de la Communauté française : vendredi 16 mars, la ministre-Présidente, Marie Arena, annonce l'entrée en vigueur officielle du plan cyberclasse. Samedi 17, elle étrenne le premier « rendez-vous écoles et nouvelles technologies » au centre de compétences Technifutur à Liège. 500 participants, 40 ateliers, 30 stands avec de la pédagogie de terrain en technologies de l'information et de la communication (TIC). Cette rencontre a connu un beau succès qui a ravi ses responsables. Parmi eux, Alter Educ a rencontré Baudouin Branders, Françoise Chatelain, de la cellule cyberécoles1 et Fabienne Winckel du cabinet de la ministre2.
Ecoles bilingues à la Di Rupo, la Flandre dit « neen » / non
Inutile de rappeler combien la question de la langue est sensible au nord du pays. Inutile donc de dire que lorsque le PS annonce une proposition visant à créer des écoles bilingues le long de la frontière linguistique les réactions fusent. Alter Educ fait le point.
Il tournait ces pages...
Le lecteur type d’Alter Educ, il ressemble à quoi ? On n’a pas dit le lecteur idéal, rêvé à la conception de la publication. Celui-là aurait par trop les traits d’un mutant tout droit sorti de nos imaginaires. Non, parlons plutôt du lecteur qui apparaît aux détours des enquêtes de lectorat, des coups de fil ou courriels en réaction à un article, au hasard d’un listing d’adresses. Celui que nous avons croisé. Celui pour qui nous écrivions.
En direct de nos correspondants
Jeter un petit coup d’œil de l’autre côté du rideau, de l’autre côté du papier, dans les coulisses d’Alter Educ, c’est découvrir des plumes évidemment, des journalistes de profession ou occasionnels. Le plumage d’Alter Educ, s’il a compté sur deux mi-temps salariés de l’Agence Alter, n’aurait pu donné tant de ramages sans l’apport de correspondants extérieurs. Engagés à la pige, ils ont été au fil des années les maîtres d’œuvre d’un bon tiers des papiers de la publication. Pour ce dernier numéro, levons une part du voile qui recouvrait « les trigrammes » en signature des articles. Derrière les DDT, PDE, ADE, PMR, ILE, SGS, NNT, DST …
Extrascolaire, Jeunesse, Enfance
« Nos quartiers s´affichent », quand enfants et seniors créent de concert
Un an tout juste après « Mon quartier s’affiche. De la couleur en Amercœur » (voir AEduc n° 122 1), le collectif C-paje2 élargit son action, mettant cette fois quatre quartiers à l’affiche. Le projet, logiquement intitulé cette année « Nos quartiers s´affichent », est dans la continuité de l'action menée l'année passée : créer un réseau citoyen, interculturel et intergénérationnel par le biais de l'art. Comme l'année précédente, l'objectif de cette initiative est de rapprocher des personnes différentes et d’amener l’ensemble de la population à nouer des liens3.
Une étude sur les centres de jour pour enfants handicapés scolarisés à Bruxelles
Bruxelles compte huit centres de jour pour enfants handicapés scolarisés (CJES). L’APEF, l’association paritaire pour l’emploi et la formation1, s’est penchée sur leur fonctionnement et sur les professionnels qui l’assurent.
Conseils de la jeunesse : propositions neuves avant les législatives
Fruit de la collaboration entre le Conseil de la jeunesse d'expression française1, du Vlaamse Jeugdraad et du Rat der deutschprachigen Jugend, un mémorandum synthétisant les constatations et revendications des jeunes des trois Communautés du pays devait être remis au président de la Chambre des représentants Herman De Croo, ce 27 mars. Ce mémorandum s'articule autour de huit thématiques : droit de la jeunesse, mobilité, échanges internationaux, travail, aspects réglementaires, développement durable, diversité dans la démocratie et drogues.
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