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• Interfédérations
• Stage parental
• APE (aide à la promotion de l'emploi)
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Une partie du secteur de l'aide à la jeunesse dit stop à la ministre de tutelle
 10/11/2006  Catherine Daloze   imprimer
Ce 26 octobre, les onze fédérations des services privés de l’aide à la jeunesse1 ont décidé de claquer la porte de la ministre Catherine Fonck, en charge de l'Aide à la jeunesse (CDH). Ce sont les groupes de travail relatif à la mise en œuvre du plan présenté par la ministre en mai qui sont ainsi désertés par ces acteurs – de taille – du secteur.
En Interfédérations, s’était organisée la participation aux six groupes de travail proposés par le cabinet de la ministre (voir AEduc n°125). Les fédérations prenaient part à la majorité d’entre eux, aux côtés d’autres acteurs comme les syndicats, l’administration ou l’union des magistrats francophones,… en fonction des dossiers.

En Interfédérations a été prise l’option de dire stop. Pourquoi ? On savait les fédérations prudentes quant au plan présenté par la ministre. Un plan aux options par trop sécuritaires selon certains, par trop réduit à l’aspect « délinquance ». Un plan réaction au meurtre de Joe Van Holsbeeck.

Les fédérations avaient choisi, cependant, de jouer la carte de la participation. Elles se sont, de fait, organisées en délégations, tout en assurant un maximum de concertation entre elles, pour prendre part au processus.
Mais, le climat par trop tendu, l’impression de faire face à beaucoup de pré-décisions et de marges de discussions étroites ont fini par avoir raison de leurs motivations, expliquent-elles. Et le positionnement de la ministre dans l’émission « Question à la une », en faveur d’une refédéralisation de l’aide à la jeunesse, n’a pas amélioré la chose. L’arrêt de sa participation relève de cette conjonction d’éléments négatifs, estime l’Interfédérations.

Le stage parental : obstacle infranchissable

Parmi les pierres d’achoppement, le stage parental apparaît comme un point focal. Au cœur du problème : les services auxquels serait confiée cette nouvelle mission. Si le cabinet de la ministre envisage la mise en œuvre du stage parental via les SPEP (services de prestations éducatives ou philanthropiques)2, l’Interfédérations souhaite une ouverture aux volontaires, SPEP et autres comme les Centres d’orientation éducatives (COE). Les SPEP ne se bousculeraient pas au portillon. Cet appel aux volontaires pourrait, selon les fédérations, être une manière d’expérimenter la mesure qui suscite réticences et fait toujours débat. Et de regretter qu’il n’y ait pas de passage par des projets pilotes, par des recherches actions. Aux yeux de l’Interfédérations, les questions polémiques, d’ordre pédagogique, autour du stage parental, de son contenu, de son mode de fonctionnement, font valoir la nécessité de passer par une base volontaire.

Et les emplois...


Autre point mis en avant par l’Interfédérations pour expliquer son choix : les points APE (aide à la promotion de l’emploi). Sur les 300 emplois engrangés par le secteur au travers du plan de la ministre Fonck, près de la moitié relève d’un accord avec la Région wallonne sous la forme du financement de points APE. Des emplois limités en nombre de points. Or, certains services souhaiteraient, par exemple, proposer un emploi à des personnes qui auraient été déjà actives en leur sein, connaissant la « culture de l’entreprise » et qui, au chômage, n’auraient pas nécessairement accès à la catégorie ad hoc. En somme, les services réclament plus de souplesse administrative.

Si l’Interfédérations pointe quelques avancées, notamment à propos du suivi des jeunes à la sortie d’une IPPJ (Institution publique de protection de la jeunesse) : la possibilité de négocier le contenu du projet, de voir exercer un double mandat… elle fait état de blocages, d’une impossible concertation. Et s’en va donc, sine die3.

Réaction

Pour le cabinet de la ministre Fonck, l'objectif reste la concertation avec l'Interfédérations. Et de nous annoncer qu'il a l'intention, à propos du stage parental, de nuancer sa position. Les SPEP seraient certes sollicités mais sur base volontaire; tandis que d'autres services dédiés à cette mission pourraient être créés. Quant aux APE, ils relèvent de la Région wallonne, rappelle le cabinet qui ajoute qu'une augmentation budgétaire du côté Communauté française n'est pas envisageable et que l'effort actuellement fourni pour le secteur est sans communes mesures.
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