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• Maltraitance
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• TMS (travailleur médico-social)
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• SOS-Enfants
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Les travailleurs médico-sociaux sont soutenus dans les questions de maltraitance
 23/02/2007  Pascale Meunier   imprimer
Les TMS, les travailleurs médico-sociaux de l’ONE1, sont seuls sur le terrain. Mais ils bénéficient d’un sérieux appui de seconde ligne face aux situations de maltraitances qu’ils rencontrent.
Seuls lors des visites à domicile, certes, mais plus seuls face à la réflexion et aux choix d’orientation de ces situations délicates... L’ONE, qui a mis sur pied un service de « référentes maltraitance » depuis 2004 pour soutenir ces TMS, a sensiblement augmenté son enveloppe budgétaire pour engager de nouveaux relais. Six référentes se partagent aujourd’hui le territoire de la Communauté française dans un souci de plus grande proximité. Elles ont toutes travaillé dans un service spécialisé dans la gestion des situations de maltraitance ou y travaillent encore ; à ce titre, elles bénéficient d’une certaine expertise.

Écoute et soutien

« Notre fonction principale est l’écoute », résume Cécile Lamproye, référente à Liège. Un coup de fil ou un entretien permet aux émotions de céder le pas à la réflexion car, comme l’a montré une étude interne de l’ONE, la gestion des situations de maltraitance est un facteur de stress majeur pour les TMS qui doivent évaluer et gérer le risque inhérent à ces situations et qui sont parfois les seuls intervenants psycho-médico-sociaux en contact avec les familles. « Rencontrer un enfant en danger ne fait pas partie du quotidien. Ils y sont préparés mais ce n’est pas leur spécialité », dit-elle. Ils ne sont pas non plus quotidiennement confrontés à des situations dans lesquelles ils doivent prendre des décisions lourdes de retombées émotionnelles.
Pour les TMS, il y a donc lieu de repérer et d’évaluer correctement ces risques, de renvoyer leurs observations et leurs commentaires aux parents, d’envisager les mesures d’aide appropriées. Autant de rôles à jouer avec tact et justesse :
• comment leur dire que leurs enfants manquent d’hygiène ?
• comment leur dire que ça ne va pas et que l’on va contacter d’autres services ?
• quelle attitude adopter pour que les enfants, les parents, ne se sentent pas trahis lorsqu’on a lié une relation de confiance avec eux et que l’on doit livrer certaines informations à d’autres intervenants ?
Des questions essentielles qui touchent aussi au jugement et au contrôle. Les référentes proposent leur soutien au TMS pour préparer ces entretiens difficiles.
Elles peuvent également apporter leur aide quand il s’agit d’orienter un cas vers un service de deuxième ligne (SAJ -service d'aide à la jeunesse-, SOS-Enfants, AMO -service d'aide en milieu ouvert-, CPAS, …). Leur rôle devrait, entre autres, permettre d’éviter les signalements prématurés ou à mauvais escient. Il est important de ne pas prendre de décisions dans l’urgence, qui pourraient avoir un impact dommageable pour la famille.

Sonnettes d’alarme

Les TMS sont parfois considérés comme trop alarmistes, par les services d'aide à la jeunesse notamment. Des études ont montré que les intervenants en contact avec les jeunes enfants - comme les TMS - sont plus sensibilisés à leur souffrance que les professionnels qui travaillent principalement avec les parents. « De plus, ajoute Cécile Lamproye, la notion de danger ou d’intérêt de l’enfant peut être perçue différemment du point de vue médical, psychologique, social ou médical. À l’heure actuelle, il n’y a pas de méthodologie standard pour procéder à l’évaluation de ce danger. Les outils et les guides d’évaluation proposés aux TMS leur permettent surtout de prendre de la distance lorsqu’ils sont confrontés à des décisions lourdes de retombées émotionnelles. Ces outils permettent de diminuer l’impression d’arbitraire et de violence dans la prise de décision. »

Les référentes aident les TMS qui le souhaitent à rédiger les rapports adressés aux services de deuxième ligne, à trier les informations utiles et nécessaires à communiquer dans le cadre du secret professionnel partagé et à formuler les informations transmises pour qu’elles soient à la fois pertinentes pour les autres intervenants et acceptables par les familles.
En cas de doute ou de questions, les référentes maltraitance sont là. « Mais nous restons en retrait, nous n’avons pas de responsabilité dans la gestion de la situation, nous ne rencontrons pas les familles, nous ne cosignons pas les rapports, précise Cécile Lamproye. Nous offrons un lieu d’écoute, un espace de réflexion. Comme tous les intervenants, lorsque les TMS sont confrontés à des situations d’enfant en risque, il est important qu’ils puissent prendre du recul et ne restent pas seuls. »
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