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L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
 
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Articles du 14/09/2004 au 09/11/2004
ONE
La ministre de l’Enfance précise certains points de son programme enfance
Lors de la séance d’installation du nouveau conseil d’administration de l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE), la ministre de l’Enfance, Catherine Fonck1, a prononcé un discours qui détaille quelques-unes de ses priorités en matière de politique de l’enfance. Elle précise de la sorte des orientations énoncées dans la déclaration de politique gouvernementale présentée en début de législature, au mois de juin.
Services de proximité
La Région wallonne annonce 350 postes subventionnés pour l'accueil de l'enfant
Le ministre de l’Économie et de l’Emploi en Région wallonne, Jean-Claude Marcourt (PS)1, annonce qu’il a budgété quelque 350 postes subventionnés pour « renforcer l’encadrement dans les haltes garderies, les maisons communales d’accueil de l’enfant ». Interrogé ce 27 octobre au Parlement wallon par un député PS à propos de la problématique de la garde des enfants, le ministre laissait entendre l'octroi de postes APE pour le secteur de la petite enfance. Alors qu’il évoquait sa participation au groupe de travail tripartite qui regroupe le gouvernement wallon, le gouvernement de la Communauté française et le Conseil économique et social de la Région wallonne (voir dans ce numéro, p.142) et qui travaille au développement de l’accueil des enfants, le ministre précisait également que son intervention « en tant que ministre de l’Emploi (…) se situe essentiellement au niveau du financement du personnel des différentes structures d’accueil via les aides à la promotion de l’emploi (APE) et des programmes de transition professionnelle (PTP). » Voilà qui s’est précisé sous la forme de 150 emplois APE et de 200 PTP supplémentaires.
Actions jeunes citoyens à Montréal: un événement international pour jeunes engagés
Quelque 150 jeunes de 23 pays du monde se sont donné rendez-vous à la première rencontre internationale d’Actions jeunes citoyens (AJC)1. Parmi eux, une jeune Cri (une des 11 nations autochtones du Québec) du Centre Inter-bande de Montréal oeuvrant pour une meilleure qualité de vie chez les autochtones, une autre jeune impliquée à la Caserne 18-30, lieu de rassemblement pour les jeunes adultes, ou encore un jeune homme bénévole chez Santropol, organisme préparant et livrant des repas aux personnes en perte d’autonomie... Cet événement attirant des jeunes du Québec, du Canada, de l’Europe, de l’Amérique latine, de l’Afrique et de la francophonie s’est déroulé à Montréal du 2 au 10 octobre. Il s’est révélé être une occasion unique pour ces jeunes engagés de mettre en lumière leurs initiatives, d’échanger sur leurs projets et de réfléchir collectivement aux enjeux de l’implication citoyenne.
Parents et professionnels de l'enfance: la Fondation Dolto propose une alliance éducative...
La Fondation Françoise Dolto1 organisait ce 16 octobre, une journée de réflexion autour de l’énoncé : « Je t’éduque moi non plus. Du soutien à la parentalité… à l’alliance éducative ». Ce sont regroupés des professionnels de l’éducation – puéricultrices, instituteurs, enseignants, éducateurs - , des parents, des scientifiques autour de cette idée du « partage nécessaire de l’éducation », du dialogue entre parents et professionnels… Le colloque s’inscrivait à la suite d’une initiative similaire de la Fondation, organisée voici deux ans. A l’époque, un large public, plus nombreux que pour ce second volet, s’intéressait à la question : « quels repères pour grandir »2. Aujourd’hui, alors qu’elle publie le fruit des réflexions à propos de ces repères « qui vacillent », des regards croisés de professionnels, de parents, de « penseurs de tous bords », la Fondation réinvitait à la discussion.
Démarrage d'un nouveau 'moteur' à Court-St-Etienne: un projet d'accrochage scolaire
À 22 ans, Myriam El Mahi1 est une jeune assistante sociale, engagée comme bénévole dans une école de devoirs à Court-St-Etienne en Brabant wallon, où elle vit. Forte du constat que, malgré l'encadrement proposé par l'école des devoirs, les jeunes restent souvent en échec scolaire, elle a voulu aller plus loin et essayer de réintégrer les parents dans le cursus scolaire. Son projet, elle l'a présenté à la Fondation Roi Baudouin2 qui a décidé de le soutenir. Elle fait partie des 33 candidats sélectionnés sur 98 projets présentés dans le cadre de l'appel 'Moteurs' qui a pour objectifs d'encourager l'implication de jeunes citoyens d'origine étrangère dans la société belge, de renforcer les échanges entre leur communauté d'origine et les groupes d'autres cultures.
Code de qualité pour l’accueil des 0-12 ans, l’ONE clarifie
« Tout qui, étranger au milieu familial de vie de l’enfant, organise l’accueil d’enfants de moins de 12 ans de manière régulière se conforme au (…) code de qualité de l’accueil (…) ». L’injonction est donnée ainsi tant aux milieux d’accueil comme les crèches qu’aux opérateurs de l’accueil extrascolaire de fournir à l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE)1 un projet d’accueil en conformité avec les principes détaillés dans ce code. Mais pour préciser le contenu de ces indications générales, un travail de clarification est mené par les conseillers pédagogiques sub-régionaux de l’ONE. Il donnera lieu à la publication dans les prochains mois d’un outil d’évaluation, sorte de traduction des aspects psychopédagogiques. Quant à l'attestation de qualité prévue par ce code, si elle peut être demandée par tous les milieux d'accueil, elle est exigée pour les milieux d’accueil subventionnés et devrait suivre.
Où va le FESC ?
Le Fonds d'équipements et de services collectifs (FESC)1, assimilé à la sécurité sociale, finance de nombreux projets d'accueil pour les enfants de 0 à 12 ans en Belgique. Plusieurs changements dans l'organisation et la distribution des subsides gérés par le Fonds sont en voie de concrétisation. En juillet dernier, tous les services financés par le FESC ont reçu un courrier leur annonçant une série de mesures tendant à réduire leur financement dès ce mois de septembre. Le FESC compte, pour 2004, un déficit de 4,1 millions (48 millions d'euros de recettes pour 52,1 millions de dépenses). Mais plus fondamentalement, l'arrêt de la Cour d'arbitrage, rendu le 16 juin 2004, pourrait bien modifier le paysage du secteur de l'accueil de l'enfance dans les prochains mois. Ces différents changements s'inscrivent dans un contexte particulier : celui des discussions autour du budget 2005 au niveau fédéral et de l'ouverture d'un nouveau round de négociation communautaire dans le cadre du forum institutionnel. Explications.
Les coordinations locales pour l’enfance un peu larguées
Le moment est charnière au niveau des coordinations locales pour l’enfance. Pour rappel, le décret dit ATL, accueil temps libres, entré en vigueur le 1er janvier 2004, prend corps et l’ONE (voir AÉduc n°76/p.341) en assume les nouvelles fonctions de tutelle. C’est l'Office qui prendra en charge le versement du subside de coordination à partir de décembre 2004, et ce, « pour autant que la CCA (Commission communale de l’accueil) ait été réunie ». Une préoccupation de taille pour les coordinations qui, expliquent certaines, sont dans le flou. D’aucunes se rencontrent régulièrement pour tenter de partager des bribes d’informations recueillies par l’un ou l’autre coordinateur. Mais ces démarches collectives restent, à regrets, de l’ordre de l’informel du côté wallon. Ou sont hypothéquées du côté bruxellois qui bénéficiait jusqu’à présent de l’apport de l’Observatoire de l’enfant de la Cocof (Commission communautaire française).
Intérim et garde d’enfants
Avec la prise de position de Fédergon (Fédération de sociétés d’intérim)1 en faveur de l’extension des titres-services à l’encadrement des enfants en dehors de heures scolaires, s’ouvre entre autres la question de l’appel à l’intérim pour la garde des enfants. Certaines parmi les sociétés d’intérim favorables à cette extension se prévalent, comme Randstad, d’une expérience en la matière, notamment au travers de partenariats avec des mutualités pour assurer la garde d’enfants malades. Un marché qui semble florissant et où la concurrence est de mise. Évidemment, la particularité de la demande, sa fluctuation et la mobilisation rapide et conséquente qu’elle sous-tend, semblent s’accorder avec la solution apportée par l’intérim.
À Nivelles, quelle place pour les jeunes ?
La bibliothèque de la Communauté française à Nivelles1, qui voyait régulièrement son hall squatté par des jeunes, a impulsé un partenariat pour tenter de leur donner la parole. Avec quatre partenaires2, Infor Jeunes, le service d’aide à la jeunesse SAJ, le guichet social de la Ville, l’AMO A l’Uche et la Cellule de prévention et de sécurité, elle a organisé un stage d’initiation au reportage vidéo pendant dix jours en juillet. Neuf jeunes (de 12 à 18 ans) issus de différentes couches sociales ont été choisis par chacun des partenaires pour former un groupe hétérogène et le plus représentatif possible. La projection de leur production a ouvert le débat sur la création d’une maison de jeunes. Ce stage vidéo apparaît comme une alternative aux caméras de surveillance mises en place par la Ville pour résorber le sentiment d’insécurité suscité par les jeunes « squatters » auprès des usagers de la bibliothèque.
Le C-paje : un collectif qui œuvre pour la qualité de l’animation extrascolaire
Beau parcours que celui du C-paje – Collectif pour la promotion de l’animation jeunesse enfance - qui, depuis 1978, œuvre au développement de l’action culturelle et à la mise en réseau des acteurs du secteur de l’animation extrascolaire1. Son but : souligner – tant auprès des pouvoirs publics que sur le terrain - l’importance de la qualité que se doit de revêtir le travail mené avec les enfants et les jeunes, tout en veillant à ce qu’ils s’approprient, par la voie de la création et de l’animation, leur propre place d’acteur.
L'Ecole de la Vie : réussite en première session
Avec des professeurs comme François Pirette, les frères Taloche, Marc Delire, Alexandre Bouglione ou encore Guy Gilbert, c'est sûr, l'Ecole de la Vie1 n'est pas une école comme les autres. C'est pourtant une vraie école : on y apprend des techniques, on y fréquente des professionnels. « On y apprend surtout la vie en groupe et la convivialité », résume Jean-Luc Michils, coordinateur de la maison de jeunes Avicenne dans le quartier de Cureghem à Anderlecht. A mi-chemin entre le monde associatif et le monde scolaire, ce projet est né il y a un an de sa rencontre avec un enseignant de l'institut de la Providence, tout proche. Il rassemble aujourd'hui une cinquantaine de jeunes de 16 à 25 ans, issus de quartiers, de villes, de milieux, de nationalités et de parcours scolaires différents.
Vie affective et sexuelle: un partenariat pour les animations dans les écoles du namurois
Depuis un an, le Centre de planning familial des femmes prévoyantes socialistes1 de Namur et la Maison des jeunes de St-Servais2 (Jeunesse et Culture) animent ensemble des séances sur la vie affective et sexuelle dans les écoles de Namur, d’Andenne (où il n’y a pas de centre de planning familial) et de la région. Leur champ d’action privilégié : les 6ème année primaire, ainsi que les classes de l’enseignement technique et professionnel et des CEFA.
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