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L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
 
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Articles du 09/11/2004 au 01/02/2005
Etats généraux des familles (suite)
Carnet des parents
Observatoire de l'enfance, de la jeunesse et de l'aide à la jeunesse
Jeunes, maisons de jeunes et violences : une recherche-action pour comprendre et agir
La Fédération des maisons de jeunes1 présentait en décembre dernier un livre2 qui rend compte d’une réflexion sur la violence et les jeunes sur le terrain. Ce recueil s’articule autour de deux temps : l’interview des jeunes et la construction d’une réflexion collective avec les animateurs. Tout en s’appuyant sur le cadre spécifique des Maisons de jeunes, on peut penser que ce travail pourra nourrir la réflexion d’autres acteurs tels que l’école ou l’AMO. Le livre est un outil de réflexion collective sur la question de la relation entre violence et jeunes ainsi que sur la gestion de la réaction à la violence. Sous certains aspects, les propos formalisent ce qui est déjà fait intuitivement, décodent certaines pratiques, aident à découvrir des processus relationnels sans doute trop peu objectivés auparavant.
Frais de garde déductibles pour les 3-12 ans
Les maisons maternelles inquiètes quant au nouveau décret qui les régit
Le 12 février 2004 était voté au Parlement wallon le décret relatif à l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement des personnes en difficultés sociales, décret1 mis en place par l’ex-ministre wallon de l’Action sociale, Thierry Detienne (Ecolo). D’application2 depuis quelques semaines, le décret semble poser problème à certaines maisons maternelles qui accueillent des mères seules avec enfants en souffrance, souvent maltraités et qui revendiquent une spécificité par rapport aux maisons d’accueil pour hommes ou aux abris de nuit. Ainsi, pour une maison maternelle comme l’Arche d’Alliance de Namur qui comptait en 2003 18.770 nuitées, plus de 10.000 de ces nuitées concernent des enfants, dont 60 % ont moins de 3 ans. Les chiffres sont les mêmes dans les autres maisons maternelles et plaident à eux seuls, selon leurs directeurs, pour un traitement différent. Bien qu’ayant été étroitement associées à la rédaction de ce décret, elles regrettent qu’à la 3e lecture du décret, leurs spécificités aient été sorties du texte, disent-elles, bien qu’y figurant en première et deuxième lecture. Des propos relayés par nos confrères du Soir le 27 novembre dernier.
Manage-Chapelle, ' Message à la verticale : dialogue autour du graffiti '
Interpellée par la présence de graffitis et de tags de nature plutôt négative, la MJT Espaces Jeunes du Centre et de Soignies1 s’est lancée dans une vaste réflexion éducative prenant le contre-pied des préjugés véhiculés autour de l’incivilité, de la délinquance, de la violence et de l’insécurité qui accompagnent généralement ce mode d’expression. En effet si aucune corrélation n’a été établie entre la quantité de « graffs » et le degré de réelle insécurité d’un quartier, les préjugés véhiculés suscitent des mesures de répression tels que croisades anti-tag, actions de délation, etc. Le projet de l'asbl MJT Espaces Jeunes, baptisé « Message à la Verticale : dialogue autour du Graffiti », a été lancé dans les communes de Manage et de Chapelle-lez-Herlaimont. Il vise à susciter un dialogue autour de la pratique du « graff » en temps que mode d'expression avec les habitants du quartier.
Faire « place aux enfants » une journée par an… et plus !
Un colloque, « Enfants, citoyens dès aujourd’hui », était organisé ce 23 novembre à la Marlagne à Wépion-Namur pour souffler les bougies des 10 ans de « Place aux enfants ». Dix ans que le 3ème samedi d’octobre est consacré aux enfants de 8 à 12 ans pour qu’ils s’approprient l’espace habituellement réservé aux adultes. C’est la Fondation Roi Baudouin qui a lancé l’opération en 1995 en s’associant aux 4 provinces wallonnes et à la Ligue des Familles1. Sur toutes les communes de la Communauté française contactées par l’intermédiaire de l’échevin de la jeunesse, plus de 150 ont répondu à l’appel.
Ensemble à table, pour manger autrement
Le succès d’un goûter collectif organisé en septembre 2003 dans le cadre du projet nutrition de la Ville de Bruxelles… voici le point de départ de la mobilisation de tout un quartier. La plupart des partenaires locaux concernés par l’accueil des enfants et des jeunes ont eu envie de travailler ensemble et ont constitué le sous-groupe enfance et jeunesse de la cohabitation sociale du quartier Nord1. Un de leurs premiers projets : la conception d’une campagne concrète de défense de l’alimentation alternative. « C’est une dynamique qui soude les groupes », constate Nele Mahy, responsable du sous-groupe. « Le quartier Nord bouge et cela commence à se voir. »
Une formation à l’accueil des enfants tente de combler peu à peu le manque de places
Pour une formation de quelque trois mois à temps plein, le Forem formation associé à l’ONE (Office de la naissance et de l’enfance) s’adresse aux futurs « accueillant(e)s d’enfants sous statut conventionné ». L’initiative tente de répondre à des objectifs conjoints, comme l’explique Christine Dagniaux, instructrice principale pour le secteur non marchand de Forem formation1 : à la fois répondre « aux tensions du marché de l’emploi, ce sont 320 emplois disponibles en 2004 pour l’ensemble de la Région wallonne ; et permettre à un public peu qualifié de suivre une formation qualifiante visant l’insertion dans le métier d’accueillant(e) à domicile ». Cette nouvelle collaboration formalisée sous la précédente législature, avec l’appui du cabinet Nollet, a démarré fin septembre dans une série de localités, Liège, Libramont, Tournai, Charleroi et Verviers, repérées comme prioritaires. La Louvière s’y ajoute et Namur suivra. Sous réserve d’une évaluation prévue pour le début de l’année 2005, les formations devraient être réitérées. Les échos sont en effet positifs et les besoins du secteur encore vifs.
La Maison des Lucioles, projet de halte-garderie à Louvain-la-Neuve : feu vert de l'ONE mais toujours pas de financement
En septembre dernier, la Maison des Coccinelles1, asbl initiatrice du projet de halte-garderie, est reconnue par l'ONE pour élargir ses interventions et encadrer 9 enfants, du mardi au vendredi, de 9h à 12h30. Le lundi est réservé à ses activités propres. Depuis trois ans, cette association accueille les enfants jusqu'à 3 ans, accompagnés d'un adulte qui leur est proche. Lieu d'éveil et de jeux pour les petits, la Maison des Coccinelles est aussi lieu d'échange et de réflexion pour les adultes. L'asbl travaille dans l'esprit des Maisons Vertes de Françoise Dolto. Reconnue oui, mais sans moyens financiers pour engager trois jeunes à mi-temps, toujours bénévoles. Nous avons jusqu'ici bénéficié de la bonne volonté des accueillants, explique Régine Francart, responsable de l'asbl. Mais comment offrir un cadre sécurisant aux enfants si les adultes sont eux-mêmes en insécurité ? A Louvain-la-Neuve, plusieurs haltes-garderies se sont transformées en crèches, tant les besoins sont grands, explique-t-elle. Un dossier de demande de subsides a été déposé à la Communauté française et à la Région wallonne2. Réponse espérée d'ici fin décembre.
Des groupes de paroles pour parents dans les communes défavorisées du Hainaut
Considérant que la sphère familiale reste la première ligne de défense face aux problématiques de décrochage, de violences, d'assuétudes, le Centre de recherche et d’innovation en socio-pédagogie familiale et scolaire (CERIS)1 de l’Université de Mons-Hainaut a mis sur pied, depuis 1998, des groupes de paroles pour parents dans les communes défavorisées en Hainaut.
CJEF : la ministre Laanan nomme une équipe de médiateurs
La ministre Fadila Laanan a annoncé, au cours d'une séance de questions au Parlement de la Communauté française, qu'elle avait nommé un groupe de médiateurs chargé de rencontrer les représentants des organisations de jeunesse représentés au sein du Conseil de la jeunesse d'expression française (CJEF). En cause, la mise en place de la Commission consultative des organisations de jeunesse (CCOJ) prévue par le décret du 19 mai 2004 et plus précisément l'âge maximum de ses membres. Les textes antérieurs prévoient qu'au moins 2/3 des membres aient moins de 35 ans. Un certain nombre d'organisations de jeunesse souhaitent supprimer cette condition alors que d'autres veulent la maintenir. Les conflits ont amené la ministre à reporter l'élection des nouvelles instances du CJEF initialement prévue pour la mi-décembre à la fin du mois de janvier. Le temps pour les médiateurs d'opérer. Derrière ce conflit en apparence trivial, on retrouve les conflits et clivages qui traversent le Conseil de la jeunesse depuis de nombreuses années. Explications et présentation des positions.
Intégration d'enfants handicapés : premiers résultats d'une recherche-action
« Faire plus et mieux. » Ainsi résumée par Philippe Tremblay, la recherche action qu'il a menée visait à augmenter qualitativement et quantitativement l'intégration extrascolaire des enfants handicapés sur l'ensemble de la Région bruxelloise. Lancée il y a près d'un an par le Réseau Coordination Enfance1 et financée par Cap 482, elle livre ses premiers résultats.
Les écoles de devoirs soutenues par des coordinations régionales
Les écoles de devoirs (EDD) ont, rappelons-le, été l’objet de l’attention des politiques sous la législature précédente. Enquête, subventionnement ponctuel puis rédaction d’un décret de reconnaissance et de soutien, en composent les étapes successives. Aujourd’hui, les procédures de reconnaissance et les demandes de subventionnement sont en cours. Pour les coordinations régionales1, structures faîtières reconnues également par le décret et elles-mêmes regroupées au sein d’une fédération2, le travail s’est amplifié, et se pose la question de « la multiplication à l’envi des écoles de devoirs ». Si les moyens octroyés permettent de travailler dans de meilleures conditions, ils ont des limites. Les coordinations semblent jouer les équilibristes entre la publicité auprès des opérateurs et des parents sous-jacente à leurs rôles d’information et la garantie d’un travail en profondeur en termes pédagogique, de formation, de représentation.
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