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• FESC (Fonds des équipements et de services collectifs)
• Milieux d'accueil
• Accueil extrascolaire
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La réforme du FESC continue de mobiliser les services
 01/09/2006  Pascale Meunier   imprimer
Après la pétition remise le 19 juin dernier par le mouvement Vie féminine au ministre Demotte (voir Alter Educ n°127), c’est l’Asbl Promemploi2 en province de Luxembourg qui se mobilise à son tour, inquiète face à un avenir si sombrement décrit.
Énième résumé des épisodes précédents : le Fonds des équipements et de services collectifs (FESC)3 est un fonds fédéral financé par des cotisations patronales de sécurité sociale qui distribue des subventions à des initiatives d’accueil d’enfants en Flandre, Wallonie et à Bruxelles. Rien qu’en Communauté française, il finance 700 emplois du secteur de l’accueil flexible, d’urgence, des enfants malades et extrascolaire. Déjà placé sous moratoire depuis 1998 (autrement dit plus aucune nouvelle structure n’est subsidiée), un second resserrement s’est effectué en 2005 empêchant les élus historiques de financer de nouvelles journées de présence d’enfants sans apport extérieur. En 2007, suivant un arrêt de la Cour d’arbitrage, le FESC devrait prendre la forme d’un complément d’allocations familiales pour travailleurs salariés. Les subventions ne seraient plus accordées à des structures agréées sur base de leurs dépenses mais bien à toutes celles qui en feraient la demande, forfaitairement et au prorata des enfants qui bénéficient des dites allocations familiales pour travailleurs salariés.

« Qui, mis à part le FESC, et parfois l’Europe, finance aujourd’hui l’accueil flexible, l’accueil d’urgence ou l’accueil d’enfants malades ? clame-t-on chez Promemploi. Les promoteurs qui organisent ces accueils seront à juste titre tentés d’y chercher un soutien. Et combien de structures d’accueil extrascolaire ne voudront-elles pas aller trouver là de quoi compléter les efforts honorables mais insuffisants de l’ONE ? Si le gâteau est limité - mais pas le nombre de convives -, chacun risque de n’y grappiller que des miettes. Et personne ne survit à coup de miettes. »

Front commun

En province de Luxembourg, onze structures bénéficiaires de subventions FESC assurent l’accueil extrascolaire, l’accueil flexible ou encore celui des enfants malades. À l’invitation de Promemploi, dont la mission est de coordonner les promoteurs locaux (elle gère les dossiers FESC de sept d’entre elles), ces services se sont constitués en plateforme de mobilisation. « Cela cadre parfaitement avec nos missions d’information de nos membres, explique Sylvie Lefebvre, coordinatrice de Promemploi : les informer et les préparer aux conséquences possibles. » Promemploi fait aussi partie de la plateforme des associations qui participe aux discussions avec les Communautés et le Fédéral. « Nous avons la volonté de faire redescendre vers la base ce qu’il s’y dit », ajoute S. Lefebvre. Enfin, la physionomie des structures d’accueil du sud du pays, avec leur moindre fréquentation, diffère singulièrement de celle des autres provinces ou des grandes villes. « Nous devons être doublement attentifs au fait que nos structures risquent de souffrir autrement de la réforme. »

Leur première action a été d’envoyer un dossier d’information aux responsables politiques et syndicaux. Aujourd’hui, c’est une pétition qui court depuis le mois de juillet. « Il s’agit d’une action de sensibilisation destinée aux parents pour qu’ils sachent d’où proviennent les sous et ce qui risque de se passer à l’avenir. Notre message est : Intéressez-vous au service que vous utilisez tous les jours ». L’Asbl se défend d’attaquer, elle se place résolument dans le registre de la mobilisation des promoteurs et des parents plutôt que dans celui de la revendication. « Au moins faire en sorte que tout le monde, à son niveau, soit bien conscient de ce qui va se passer et que personne ne soit pris au dépourvu, insiste la coordinatrice. Car il existe encore des petites structures gérées par des bénévoles au-dessus de la tête desquels toutes ces perspectives d’avenir sont débattues sans qu’ils disposent hélas de la connaissance des mécanismes et des enjeux. Il y a toujours un travail didactique à faire. »

Petits, peu nombreux mais soudés

Quand et sur quel bureau atterriront ces signatures ? « Nous attendons le moment opportun, une conférence interministérielle par exemple », déclare la coordinatrice. En attendant, ces structures locales se rencontrent, élaborent ensemble des solutions « car il est certain que l’apport sera réduit à l’avenir, poursuit-elle. On essaye de bouger ensemble, de réfléchir à comment s’en sortir à long terme et aux propositions que nous pourrions faire pour nous-mêmes mais aussi pour le secteur en général. »
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