Agence Alter
Alter Educ
Alter Echos
Alter Business News
AlteR&I
Echos du Crédit
Labiso.be
L'éducation en Communauté Wallonie-Bruxelles
 
Mot Clef
Mots clefs de cet article
• Carrefour de l'aide à la jeunesse
• Parentalité
• Réseau
Parution
• Voir les n° précédents
Archives :
 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  >
Milieu de vie ou hébergement. L'aide à la jeunesse cogite à Libramont
 21/06/2005  Catherine Daloze   imprimer
« En milieu de vie ou en hébergement, quel cheminement avec et pour les jeunes ? », voilà le centre du débat entamé par le carrefour de l’aide à la jeunesse en province de Luxembourg. Une thématique à débroussailler parmi les douze en cogitation dans les différents arrondissements de la Communauté française. Une proposition du comité de pilotage mis en place par la ministre Fonck, rappelons-le dans l’objectif d’évaluer le décret de 91 qui régit le secteur de l’aide à la jeunesse1. Ce jeudi 16 juin à Libramont, l’heure était aux échanges à l’intérieur du secteur de l’aide à la jeunesse. En septembre, ils seront élargis. ONE, Awiph, santé mentale, aide sociale, enseignement sont attendus pour aborder les sujets sous-jacents de la place des familles2, de l’articulation des interventions.
Deux questions ont en effet été proposées à la réflexion de l’assemblée ce jeudi:
• « Comment les différents services associent-ils les parents au travail effectué avec et pour le jeune ? » ;
• « Comment les différentes interventions s’articulent-elles pour aider le jeune à se construire et s’épanouir tant d’un point de vue personnel que dans ses relations familiales et sociales ? »

Avec les familles


La première interrogation mettra à jour la perception d’un mouvement de balancier dans les principes qui guident les interventions de l’aide à la jeunesse. En grossissant les traits, on pourrait dire que le décret de 91 a marqué le passage de l’inexistence des familles dans les prises en charge à une volonté d’implication totale de leur part. Or nombre d’intervenants aujourd’hui questionnent ce retour à la famille. Si tous, qu’ils viennent de l’hébergement ou de l’action en milieu ouvert, témoignaient jeudi de leur souci de rencontrer les parents, de les associer dès le début de la prise en charge de leur enfant, ils évoqueront aussi les limites de certaines familles, ou parfois leurs maltraitances. Jusqu’où faut-il alors aller ? Ne faudrait-il pas d’entrée fixer avec les familles des objectifs qui tiennent compte de leurs compétences, qui soient réalistes pour être atteignables ? Ne devrait-on pas envisager que certaines remplissent leur rôle de parent à temps partiel ?

Parentalité à temps partiel, parentalité partagée… La notion est nouvelle. Elle soulève le débat. La parentalité peut-elle se partager ? Qui prendrait la partie que les parents ne prennent pas ? De quel droit ? Comment évalue-t-on les compétences d’une famille ? Comment élaborer le lien entre l’enfant et sa famille qu’il soit symbolique ou ancré dans le réel de leurs relations ? Le problème n’est-il pas pour certaines familles plus de l’ordre de la pauvreté, du pécuniaire que d’ordre socio-éducatif ?

Au delà des carrefours, Muguette Poncelet directrice du service de protection judiciaire de Neufchâteau, à l’origine de la rencontre, mentionnera la démarche de la plate-forme psychiatrique du Luxembourg qui prévoit en novembre un colloque autour de la notion de parentalité. Perspectives de poursuite des cogitations donc. « Un débat tabou » dira un intervenant remarquant qu’à son abord, chacun a abandonné sa casquette de professionnel pour évoquer son expérience plus personnelle.

Au sein d’un réseau

Face à la deuxième interrogation, les participants rappelleront la place centrale du jeune. N’est-il pas le premier intervenant ? Le devoir des services n’est-il pas de l’informer au mieux pour lui permettre un choix plus élargi, plutôt que de subir une décision qui lui est extérieure ?

Au niveau du travail en réseau, les participants au carrefour s’inquièteront du manque de clarté à propos de « qui fait quoi », du sens de l’intervention, de la coordination de leur travail en réseau… Le mandat de chacun devrait être clarifié, la méthodologie devrait être commune, tournée vers un même objet. D’où l’intérêt de se définir. Un intervenant parlera aussi de la nécessité de dépasser un schéma classique d’intervention qui envisagerait l’amont et l’aval du placement. La pratique des doubles mesures qui allient par exemple mesure de placement et accompagnement avec la famille sera mise en exergue.
Mais qui porte la responsabilité de l’articulation, s’interrogera l’assemblée ? De quels moyens disposerait-on alors qu’aujourd’hui certains se voient obligés de « hiérarchiser les gravités » ?
  imprimer  Envoyer à un ami Réagir
 1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  >
se connecter

Login (courriel)

Mot de passe

Soutiens
Droits d'auteurs  |  Plan d'accès  |  © Agence Alter 2005  |  Maintenance par eBulls