Les centres de compétence en Région wallonne : fréquentation en hausse
La ministre wallonne de la Formation, Marie Arena (PS), et l'administrateur général du Forem, Jean-Pierre Mean, ont remis ce 19 mars les nouveaux certificats de labellisation aux Centres de compétence wallons pour la période 2007-2009. Cette remise venait un mois après réception par le gouvernement wallon d'une étude réalisée par Forem Formation et Deloitte & Touche sur ces mêmes centres de compétence, qui mettait en évidence un accroissement important de leur fréquentation.
Apparus en Wallonie au début des années 90, les centres de formation se distinguent par le fait qu'ils accueillent non seulement des demandeurs d'emploi, mais également des travailleurs, des étudiants et des enseignants (en « formation continuée »).
Outre la formation et l'insertion, ils remplissent des fonctions de veille sur l'évolution des métiers et des besoins de formation, ainsi que d'information et de sensibilisation sur les évolutions technologiques1.
Le réseau regroupe actuellement 23 centres spécialisés dans des domaines variés comme la construction, l'alimentaire, la logistique, le bois, le verre, la chimie, l'automobilisme, l'eau, etc.
Résultant de partenariats financiers entre secteurs public (Région, Forem, Fonds structurels européens) et privé (Fonds sectoriels), les centres garantissent une formation sur des outils de pointe, proches de ceux utilisés en entreprise. Ils constituent un maillon central des politiques de « redressement wallon » prévues dans les Plan Marshall, Contrat d'avenir et autres Plans stratégiques transversaux...
75.000 personnes formées
En termes quantitatifs, les objectifs établis sont atteints : en 2006, le nombre d'heures de formation dispensées a augmenté de 12,7 % par rapport à l'année 2005 pour atteindre près de 3.600.000 heures. Une hausse qui est partiellement attribuable à l'augmentation du nombre de centres labellisés (18 en 2005, 23 en 2006), et qui se traduit logiquement par une augmentation du nombre de personnes formées dans les centres : près de 75.000 en 2006 (41 % de travailleurs ; 26 % d'enseignants ; 24 % de demandeurs d'emploi ; le solde étant constitué d'étudiants, apprentis et chefs d'entreprise).
Sur le plan qualitatif, le diagnostic pointe une relative faiblesse en matière de développement et de recherche d'outils pédagogiques (qui sont pourtant de leurs missions). La faiblesse est encore plus marquée en matière de formations à distance, qui devraient théoriquement remplir 20 % du cahier de labellisation. Ces chiffres sont loin d'être remplis, sauf pour les centres de technologie de l'information et de la communication qui, par nature, s'y prêtent mieux.
Quant aux recommandations, elles portent principalement sur un renforcement de l'ouverture des centres de compétence à l'enseignement (qui constitue d'ailleurs une des priorités du Plan d'actions prioritaires pour l'avenir wallon - dit « Plan Marshall »). Celle-ci devait être améliorée par des mesures entrées en vigueur cette année, au premier rang desquelles la prise en charge des frais de déplacement et de logement des écoles qui se rendent dans les centres.
Sur les 23 centres actuels, 16 ont vu leur labellisation reconduite par le gouvernement wallon jusqu'au 21 décembre 2009, 5 autres (dont 4 du Forem) voient leur labellisation reconduite pour la même durée, mais sous réserve d'un audit supplémentaire. Quant aux 2 derniers, ils sont trop récents pour avoir été audités par Deloitte & Touche et se voient donc reconduits pour une année à l'issue de laquelle une évaluation sera réalisée.
Avec les centres de technologie avancée, un réseau de 55 centres
En termes de perspectives, deux nouveaux centres dédiés l'un au tourisme (à Marche-en-Famenne) et l'autre au design (à Péronnes-lez-Binche) ouvriront leurs portes en 2008-2009. À ce réseau viendra se greffer dès cette année, une vingtaine (et trente à terme) de Centres de technologie avancée (CTA) que le Contrat pour l'école a prévu d'installer dans les écoles techniques et professionnelles de Wallonie et de Bruxelles.